Avertissement.

Chers lecteurs, parfois les textes se jouent des ordres que je voudrais pourtant leur donner et s'affichent dans des tailles variables, à leur gré. Je ne prétendrais pas exceller dans le print mais c'est moins catastrophique que dans le numérique!!!
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mardi 22 août 2017

Lectures estivales... y compris pour l'automne

Honoré de Balzac au crayon litho. Une illustration du Charivari...
 
Aurais-je été le dernier à ne pas l’avoir lu que je l’aurais avoué, à défaut de m’en vanter, sans complexe. Même si mon collègue Manu, curieux de mes agitations typographiques au lycée, a pu s’étonner – le taquin – de ce que les Illusions perdues ne figuraient pas dans mes lectures, je lui sais gré de m’avoir rencardé sur ce joli morceau de la Comédie humaine.
 

mercredi 26 octobre 2016

Olive et basilic (old to the new, new to the old)



C’est de Provence que seraient originaires les Estienne. Ceci étant, ce nouvel article ne reviendra ni sur le Mistral que je vante trop souvent (pas mal…) ni sur la recette du pistou tant il est vrai que la saison a passé. Et pis ’manque l’ail…


dimanche 1 novembre 2015

Griffes d'imprimeurs, suite...


 
Le griffon de Gryphe, coloré dans un exemplaire des Colloques d'Erasme de 1536, du fonds de la Bibliothèque Diderot à Lyon.
 
Pour compléter ma modeste étude sur les marques d’imprimeurs, une autre petite bestiole hiérocéphale dont cet autre blogueur (lien) avait déjà évoqué la fréquence d’emploi chez les imprimeurs humanistes…
 

jeudi 27 août 2015

Images de marques


 
La page de titre des Commentaires sur les œuvres antiques de Piero Vettori, imprimé par Jean Temporal à Lyon en 1554.
 

Comme je suis emballé par le parti pris du Guide déraisonné des collections du musée de l’imprimerie et de la communication graphique (voire référence dans le post précédent), je ne vais pas m’interdire de jouer à mon tour et me prêter à cette approche – souvent la mienne aussi – par le coup de cœur, l’insolite, le « parallèle »…
 

vendredi 14 août 2015

Une copie conforme

 

Mais oui, cette édition est authentique. Ce n’est pas un faux. Mais ce tirage n’est qu’une image, un « cliché ». Enfin, autant de clichés qu’il y a de pages, pour être juste. Un nouveau procédé qui va permettre de rééditer à volonté depuis des formes stéréotypes. Revenons donc sur le développement du clichage par les Didot, illustre famille d’imprimeurs… et inventeurs !
 

lundi 18 mai 2015

Beaumarchais, l'imprimeur.


 
Beaumarchais, le dramaturge. Beaumarchais, le musicien. Beaumarchais, l’homme d’affaire. Mais encore ; Beaumarchais, l’émissaire. Beaumarchais, l’armateur. Beaumarchais, l’espion. Beaumarchais, le révolutionnaire. Enfin, Beaumarchais l’éditeur – c’est plus juste que Beaumarchais, l’imprimeur – et, Beaumarchais l’amateur de typographie…
 

dimanche 21 septembre 2014

Mes petites Politiques


 

Toute première fois

Un beau jour de mai, alors qu’une mission m’appelait Rue Madame dans un petit lycée portant le nom du père de la classification promue par l’ATypI depuis 1962 et pour y évaluer quelques candidats aspirant au baccalauréat technologique option design et arts appliqués, je fus happé par les sirènes d’un salon qui se tenait au bout de la rue, sur le parvis de Saint-Sulpice. C’était un meeting de libraires spécialisés dans les vieilleries qui sont le sel des bibliophiles. Des allées entières pleines de vieux bouquins précieux pour lesquels naissait en moi une certaine tendresse encore ingénue mais déjà enivrante. Mes premiers émois avec le livre vieux étaient assez récents. Outre les pages vues dans ces autres livres qui les racontent ou encore de belles expositions démembrant parfois d’ancestraux cahiers, j’avais poussé la porte de quelques boutiques ici et là au cours de mes dernières promenades pour les toucher de mes mains (les vieux livres). Notamment la respectable maison Jammes à Saint-Germain-des-Prés – sans doute le quartier le plus indiqué en saison régulière – et d’y découvrir les Métamorphoses d’Ovide en trois volumes par De Colines autour de 1525. C’était beau1. Tenir cette belle chose permet de comprendre un peu mieux encore les techniques, autant que de voir figer du plomb dans une matrice. C’est émouvant. Aussi, j’avais dans l’idée d’en acquérir un quand l’occasion se présenterait pour mieux observer le papier foulé par la frappe typographique et enrichir ma collection de trésors qui, mieux que les diapos peuvent sensibiliser mes étudiants. J’en eu donc l’occasion. Non pas qu’elle était exceptionnelle – il est assez facile de s’offrir de très belles choses en succombant au premier appel dans les rues de Saint-Germain-des-Prés – mais le petit objet qui devait être mon premier était à un prix suffisamment raisonnable pour que je puisse m’en porter acquéreur sans trop entamer le budget du foyer.

Ayant abandonné avec leur bénédiction mes collègues, j’errais dans les allées du salon sur ma pause déjeuner. Je rêvais d’un livre du XVIè siècle. J’avoue qu’en grand débutant devant des dizaines de volumes présentés parfois en vrac chez les exposants, je me concentrais sur les dos les plus sobres, les reliures en parchemin réputées les plus anciennes – quand souvent d’ailleurs les livres ont été reliés de cuir des dizaines d’années après ! Je regardais les plus petits, à hauteur de ma bourse. Je tirai finalement celui-ci. Ce n’est pas seulement que la date était en chiffres arabes – ce qui est plus évident pour un grand paresseux que je suis – mais la mention « Plantiniana » provoqua quelque montée d’adrénaline de celle du consommateur compulsif qui sent poindre la moiteur disqualifiante dans la perspective de négocier. Ce que je ne fis pas. Etant aussi doué en latin qu’en grec, c'est-à-dire assez nul, l’indice me parlait tout de même et après quelques détours de celui-qui-va-réfléchir pour se distancier et regagner en dignité devant le vendeur, je l’achetai.

J’étais l’heureux propriétaire d’un petit in16 de chez Plantin de 1615. Le titre m’importait peu. D’ailleurs, je ne devais même pas le lire...