Avertissement.

Chers lecteurs, parfois les textes se jouent des ordres que je voudrais pourtant leur donner et s'affichent dans des tailles variables, à leur gré. Je ne prétendrais pas exceller dans le print mais c'est moins catastrophique que dans le numérique!!!
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jeudi 1 mars 2018

Mémoire de métier


Les ateliers de Brodard et Taupin, il y a fort fort longtemps. Aujourd’hui ce sont de très jolis lofts en lisière du Parc des Capucins. Notez qu’Abel Leblanc, meunier entre autres de ses activités, et à qui les columériens reconnaissants dédièrent cette place, fit bâtir des moulins – on en reparlera à propos du papier – dont ceux de Pantin, légués à la Ville de Coulommiers. Mais c’était une affaire de blé…

 
En clôture de mon roadtrip imprimerie-typo ligérien qui m’a mené de Tours à Nantes, se tenait ce samedi l’assemblée générale de la Maison de l’Imprimerie/Musée vivant de la typographie de Rebais. Une association à laquelle j’ai le plaisir de souscrire depuis deux ans et qui participe de mon initiation à ces choses et métiers (un peu) perdus. J’y rencontrai, outre les cadres et amis habituels, d’autres membres, anciens imprimeurs, légataires d’une mémoire au combien précieuse. Aussi suis-je reparti de cette réunion riche de nouveaux fragments et représentations de l’atelier typo…
 

mercredi 17 mai 2017

Mauvaise adresse


 
C’est pourtant bien la rue des imprimeurs – à l’époque, du moins. Mais l’entrée de chez Plantin donne plus haut, sur Vrijdagmarkt. Ce n’est pas encore en cela que je statue sur la mauvaise adresse. Si la marque de mon petit livre* était bien la bonne, je spéculais franchement quant à l’enseigne où il fut pressé. Retour sur mes petites Politiques depuis Anvers, pour debrief…

 

lundi 2 novembre 2015

│é.mi.gré│


Au format tabloïd jusqu’en 1995, le magazine coutait alors bien cher à fabriquer. Tiré à quelques milliers d’exemplaires tout au plus, les tirages augmenteront considérablement avec le premier changement de format à partir du N°42. Une ultime transformation à partir du n°60 avec les derniers numéros auxquels se joindra un cd rom, voire à l’occasion un dvd. En 2005, Emigre titre The End ; c’est la fin du magazine que célébrera le beau livre Emigre N°70, The Look Back Issue, paru chez Gingko Press en 2009.

Ici, le numéro 19, paru à l'été 1991.



On nous invite à prononcer (em’ǝ grā) mais bien que ce ne soit pas pour nous une juste transcription phonétique, c’est tout de même facile. C’est plus intéressant quand un flamand perdu en Californie cultive l’ambigüité linguistique…
 

dimanche 1 novembre 2015

Griffes d'imprimeurs, suite...


 
Le griffon de Gryphe, coloré dans un exemplaire des Colloques d'Erasme de 1536, du fonds de la Bibliothèque Diderot à Lyon.
 
Pour compléter ma modeste étude sur les marques d’imprimeurs, une autre petite bestiole hiérocéphale dont cet autre blogueur (lien) avait déjà évoqué la fréquence d’emploi chez les imprimeurs humanistes…
 

jeudi 27 août 2015

Images de marques


 
La page de titre des Commentaires sur les œuvres antiques de Piero Vettori, imprimé par Jean Temporal à Lyon en 1554.
 

Comme je suis emballé par le parti pris du Guide déraisonné des collections du musée de l’imprimerie et de la communication graphique (voire référence dans le post précédent), je ne vais pas m’interdire de jouer à mon tour et me prêter à cette approche – souvent la mienne aussi – par le coup de cœur, l’insolite, le « parallèle »…
 

mardi 25 août 2015

par Gryphe, de Tournes et Dolet!


 

L'entrée sur la très belle cour Maurice Scève qui finit en traboule sur un bouchon. Charmant.

Si j’abuse copieusement et très régulièrement des bases du Corpus typographique français et d’Ex-machina pour mes recherches et mes loisirs créatifs, je ne m’étais pas encore rendu au siège des ses précieuses archives en la capitale des Gaules.
Aussi, ces vacances m’auront permis de séjourner quelques temps entre Isère et Rhône pour visiter, notamment, le Musée de l’imprimerie et de la communication graphique de Lyon.


vendredi 14 août 2015

Une copie conforme

 

Mais oui, cette édition est authentique. Ce n’est pas un faux. Mais ce tirage n’est qu’une image, un « cliché ». Enfin, autant de clichés qu’il y a de pages, pour être juste. Un nouveau procédé qui va permettre de rééditer à volonté depuis des formes stéréotypes. Revenons donc sur le développement du clichage par les Didot, illustre famille d’imprimeurs… et inventeurs !
 

lundi 18 mai 2015

Beaumarchais, l'imprimeur.


 
Beaumarchais, le dramaturge. Beaumarchais, le musicien. Beaumarchais, l’homme d’affaire. Mais encore ; Beaumarchais, l’émissaire. Beaumarchais, l’armateur. Beaumarchais, l’espion. Beaumarchais, le révolutionnaire. Enfin, Beaumarchais l’éditeur – c’est plus juste que Beaumarchais, l’imprimeur – et, Beaumarchais l’amateur de typographie…
 

dimanche 9 novembre 2014

Du (très bon) goût des lycéens !




C’est sans ironie aucune qu’il faut prendre le titre de ce post mais plutôt se féliciter de ce qu’ont retenu les lycéens associés avec leurs professeurs au prix littéraire Ile-de-France 2014. L’élu parmi huit titres proposés est le drôle de livre de Jacques Rebotier 22, Placards ! et imprimé par l’atelier Æncrages à Baume-les-Dames dans le Doub. Séduit par ce bel objet éditorial je tenais à en relayer la promotion. Et de vous faire part de mes échanges avec l’auteur qui m’a accordé de son temps – riche donc précieux – pour partager cette aventure littéraire à la croisée des genres…

mardi 4 novembre 2014

J’en place une pour le hip hop !


Lucrezia, Mode 2 et Bando, TCA. Détail. Paris 1985.



Un petit retour sur ma jeunesse (fantasmée) dans les ghettos du 9.3 avec l’expo Street Art à l’Espace Electra ; l’occasion de sortir de son étagère un livre parmi les plus essentiels de la « littérature » spécialisée dans le graffiti…

dimanche 21 septembre 2014

Mes petites Politiques


 

Toute première fois

Un beau jour de mai, alors qu’une mission m’appelait Rue Madame dans un petit lycée portant le nom du père de la classification promue par l’ATypI depuis 1962 et pour y évaluer quelques candidats aspirant au baccalauréat technologique option design et arts appliqués, je fus happé par les sirènes d’un salon qui se tenait au bout de la rue, sur le parvis de Saint-Sulpice. C’était un meeting de libraires spécialisés dans les vieilleries qui sont le sel des bibliophiles. Des allées entières pleines de vieux bouquins précieux pour lesquels naissait en moi une certaine tendresse encore ingénue mais déjà enivrante. Mes premiers émois avec le livre vieux étaient assez récents. Outre les pages vues dans ces autres livres qui les racontent ou encore de belles expositions démembrant parfois d’ancestraux cahiers, j’avais poussé la porte de quelques boutiques ici et là au cours de mes dernières promenades pour les toucher de mes mains (les vieux livres). Notamment la respectable maison Jammes à Saint-Germain-des-Prés – sans doute le quartier le plus indiqué en saison régulière – et d’y découvrir les Métamorphoses d’Ovide en trois volumes par De Colines autour de 1525. C’était beau1. Tenir cette belle chose permet de comprendre un peu mieux encore les techniques, autant que de voir figer du plomb dans une matrice. C’est émouvant. Aussi, j’avais dans l’idée d’en acquérir un quand l’occasion se présenterait pour mieux observer le papier foulé par la frappe typographique et enrichir ma collection de trésors qui, mieux que les diapos peuvent sensibiliser mes étudiants. J’en eu donc l’occasion. Non pas qu’elle était exceptionnelle – il est assez facile de s’offrir de très belles choses en succombant au premier appel dans les rues de Saint-Germain-des-Prés – mais le petit objet qui devait être mon premier était à un prix suffisamment raisonnable pour que je puisse m’en porter acquéreur sans trop entamer le budget du foyer.

Ayant abandonné avec leur bénédiction mes collègues, j’errais dans les allées du salon sur ma pause déjeuner. Je rêvais d’un livre du XVIè siècle. J’avoue qu’en grand débutant devant des dizaines de volumes présentés parfois en vrac chez les exposants, je me concentrais sur les dos les plus sobres, les reliures en parchemin réputées les plus anciennes – quand souvent d’ailleurs les livres ont été reliés de cuir des dizaines d’années après ! Je regardais les plus petits, à hauteur de ma bourse. Je tirai finalement celui-ci. Ce n’est pas seulement que la date était en chiffres arabes – ce qui est plus évident pour un grand paresseux que je suis – mais la mention « Plantiniana » provoqua quelque montée d’adrénaline de celle du consommateur compulsif qui sent poindre la moiteur disqualifiante dans la perspective de négocier. Ce que je ne fis pas. Etant aussi doué en latin qu’en grec, c'est-à-dire assez nul, l’indice me parlait tout de même et après quelques détours de celui-qui-va-réfléchir pour se distancier et regagner en dignité devant le vendeur, je l’achetai.

J’étais l’heureux propriétaire d’un petit in16 de chez Plantin de 1615. Le titre m’importait peu. D’ailleurs, je ne devais même pas le lire...