Avertissement.

Chers lecteurs, parfois les textes se jouent des ordres que je voudrais pourtant leur donner et s'affichent dans des tailles variables, à leur gré. Je ne prétendrais pas exceller dans le print mais c'est moins catastrophique que dans le numérique!!!

jeudi 18 juin 2015

Un sacré teasing!!!




Je l’évoquais précédemment comme un projet encore flou mais pour l’avoir découvert ce week-end, il apparait dorénavant comme une aventure formidable et une superbe perspective culturelle dans la région, et bien au-delà…
 

Sur les épaules des géants...



La paroi de Béhistoune en Iran, gravure monumentale perchée à 100 m au dessus du sol ordonnée par Darius 1er, l’un des plus grands souverains perses autour de 520 av. J.-C.

Ce grand œuvre de Darius est le pendant de la Pierre de Rosette pour le déchiffrement des cunéiformes. En effet, on y trouve trois fois le même texte – et  très fourni en noms propres, base de l’interprétation des signes – dans les trois langues élamite, vieux-perse et akkadien. C’est la découverte majeure qui brisera l’impénétrable secret des premières écritures mésopotamienne, sauf le sumérien qui ménage malgré tout des passerelles avec l’akkadien…

C’est Henry Rawlinson qui finira par décrypter ces signes parachevant ainsi le travail initié au tout début du XIXè s. par Georg Friedrich Grotefend.

Voir là-dessus l’article de Jean Bottéro, republié dans un hors-série de l’Histoire, L’écriture depuis 5000 ans, Des hiéroglyphes au numérique, septembre 2103.



Ça s’écoute chaque semaine, mais certaines émissions sont plus passionnantes encore que les autres pour qui s’intéresse tout particulièrement au langage. Et c’est justement ce qu’a traité ces dernières semaines Jean-Claude Ameisen dans Sur les épaules de Darwin, à savoir la lecture et le déchiffrement des écritures. Pour être honnête, les activités périscolaires du samedi matin m’empêchent de profiter des émissions dans leur intégralité mais ça se podcast aisément sur le site de France Inter. Samedi dernier, il était question des mystères du linéaire B ; passionnant ! Alors laissez-vous bercer par la voie d’Ameisen, c’est l’occasion…

 


 

lundi 18 mai 2015

Beaumarchais, l'imprimeur.


 
Beaumarchais, le dramaturge. Beaumarchais, le musicien. Beaumarchais, l’homme d’affaire. Mais encore ; Beaumarchais, l’émissaire. Beaumarchais, l’armateur. Beaumarchais, l’espion. Beaumarchais, le révolutionnaire. Enfin, Beaumarchais l’éditeur – c’est plus juste que Beaumarchais, l’imprimeur – et, Beaumarchais l’amateur de typographie…
 

(We did it!) BONUS




Il manquait deux ou trois étapes pour représenter l’expérience typographique et surtout le produit de nos récréations imprimantes. Alors voilà les illustrations en complément…
 

mercredi 18 mars 2015

WE DID IT!



Après Mayence, on réinvente l’imprimerie à Montereau ! Et c’est avec une petite fierté non dissimulée que je peux enfin vous donner à voir les étudiants de design graphique s’essayant à la typographie. De belles promesses créatives ; une sacrée aventure qui commence !

Mon amie Anne-So


 
Mes projets de partage avancent. Je vais publier sous peu quelques retours d’une première expérience d’initiation à la typographie avec les étudiants. Un début mais déjà une satisfaction. Alors je peux déjà revenir sur mes premiers instants comme ils sont encore très frais. Et une pensée me vient à la lecture d’un post de graphistes amateurs de typo sur la pratique qui est à ce jour la mienne, une pratique initiatique, amatrice… décomplexée.

dimanche 1 mars 2015

Les lingots de monsieur Tachot



Si le plomb n’est pas l’or, ces lingots ont pourtant une grande valeur. Et pour filer encore la métaphore de l’alchimiste, l’imprimeur en est un autre. Des insondables secrets du black art, Frédéric Tachot en détient certains et qu’il dévoile à ses visiteurs de tous âges et de tous horizons. Aussi, en lui rendant visite, je suis tout à la fois l’enfant de l’école d’à côté qui découvre ces fascinantes activités et l’amateur (guère plus averti) en formation pour mieux dispenser à mon tour quelques moments de l’impression typographique. Le maître des lieux est d’ailleurs sur un projet de livre depuis plusieurs années déjà et pour nous en dire plus encore sur l’origine de ces termes obscurs. De leurs origines mystiques et quasi ésotériques en passant par la religion – d’abord le judaïsme et la Thora avant même les querelles liées à la Reforme qui impactèrent les premiers temps de l’imprimerie – que révèlent les glyphes A G L A, et leur triangle renversé dans le haut de la casse… En même temps qu’il compose de grands calligrammes (typographiques s’entend) sur des poèmes d’Hugo.

Enfin, je lui rendais visite en famille pour montrer aux enfants les merveilles qu’il conserve – je ne peux pas ici en tenir l’inventaire, seulement vous y inviter – et pour glaner certaines sortes trop rares dans mes casses, notamment quelques ‘a commerciaux’ (ligature ad, arobase) bien utiles aujourd’hui pour les raisons Internet et dont il me céda quelques corps. Et puis il m’a offert une belle bassine pleine de lingots promis à la refonte mais dont je prolongerai un peu plus l’usage dans mes expériences. C’est qu’ils ne sont plus que deux à pouvoir fondre des caractères en Europe ! Si l’Imprimerie Nationale sait encore émettre des matrices, la noble institution ne peut plus fabriquer le matériel pour fournir les casses. Aussi, celui-ci est précieux quand on peut encore le sauver du recyclage en petits soldats de je ne sais quel corps d’infanterie napoléonienne.

Alors on a bu ses paroles et profité de ses sagesses. Il m’a parlé encore de ces machines sauvées ici et qui jadis pourrissaient dans les caves de mon lycée – on imprime toujours à Montereau mais en mouillant le papier. Quelle ironie d’ailleurs quand je m’apprête avec la complicité parfois de mes camarades d’industrie graphique à apporter de nouveau du plomb (prohibé ?) dans l’établissement ! Un cycle. Mes obédiences m’interdisent de parler de résurrection…

Je repars aussi avec des conseils pour mieux organiser mes affaires. Peut-être une association à créer pour encadrer mes projets de partage au sein du lycée voire ailleurs. Évidemment, je m’en ouvrirai sur le présent canal au fil des événements.

Un scoop enfin – mais on en parlait déjà aux Puces typo en mai 2014 avec une représentante de l’atelier Artegraf à Malesherbes – l’imprimeur Maury va ouvrir une sorte de musée ; on y trouvera certaines machines qui sont en ce moment à Saran et sans doute Frédéric Tachot pour former et accompagner les futurs animateurs du lieu.

 

Une matinée magique. Rare. Je me souviens de ce qu’une première rencontre avec Frédéric Tachot m’avait un peu plus précipité dans ces délires et passions typographiques. Cela fait à peine deux ans et j’ai donné corps depuis à ma lubie. Mais cette nouvelle visite éclaire encore l’étendue des choses à découvrir et à apprendre comme la plus grande humilité, le plus grand des respects pour cet homme, tout à la fois « meilleur ouvrier » et puits de science, artisan et écrivain ; un humaniste sans aucun doute.

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L’association Format typographique animée par Frédéric Tachot accueille sur rendez-vous à Saran, 45, dans la banlieue d’Orléans…